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Vie et mort de bulles presque nues

Matthieu Roché Matière et Systèmes Complexes Université Paris Diderot – CNRS

La présence de bulles à la surface d’un liquide est une observation quotidienne. Malgré leur taille millimétrique, ces objets jouent un rôle important dans certains mécanismes de bien plus grande échelle comme la saltation de l’atmosphère au-dessus de l’océan, qui résulte de l’éjection d’un spray suite à l’explosion d’une bulle. La taille caractéristique du spray est liée à l’épaisseur de la calotte de la bulle au moment de l’explosion, qui dépend de l’historique du drainage au sein du film. Au cours de ce séminaire, je présenterai un travail effectué au Laboratoire de Physique des Solides (Orsay) au cours duquel nous avons étudié la dépendance du drainage d’une bulle et de la nucléation des centres d’explosion sur la quantité de tensio-actifs présents dans l’eau. Je montrerai en particulier que la position d’où s’initie l’explosion dépend de la concentration en tensioactifs et que le drainage passe d’un cas « interface libre » à une situation d’interfaces rigides à mesure que la concentration augmente. Je commenterai aussi la présence de la régénération marginale et je terminerai par une discussion des mécanismes menant à l’explosion.

Figure 1 : Explosion d’une bulle en présence de (a) 0,36 mM et (b) 36 mM de TTAB.