Le caractère intrinsèquement multiéchelle de la matière molle impose le recours à une large palette d’approches expérimentales. La grande diversité des systèmes étudiés exige une certaine inventivité méthodologique, en particulier aux échelles intermédiaires, où les outils standards font souvent défaut. Selon la nature du système, il s’agit de concevoir et de combiner des techniques adaptées permettant de relier les différentes échelles, depuis la liaison chimique jusqu’à la réponse macroscopique, en passant par des mésostructures faiblement couplées. Du fait du caractère désordonné des systèmes, les méthodes privilégiées incluent principalement des techniques optiques et spectroscopiques à résolution spatiale, ainsi que des mesures mécaniques locales. En outre, ces méthodes doivent pouvoir fonctionner dans les environnements adaptés aux systèmes (liquides, température).
Exemples d’approches mises en œuvre :
- mécanophores (CC – JC – MC – BB)
- spectroscopie Raman (EB)
- microphotoélasticimétrie (EB)
- élastographie (AM)
- rhéo-DIC (LJ)
- rhéologie interparticulaire, en lien avec la rhéologie des suspensions colloïdales (JC)
- microscopie électronique à balayage in situ : fibres textiles (BB – AM) / micropiliers (EB)
- étude des gels en conditions environnées (AM, BB)


